Connaître les dernières tendances du voyage… pour surtout ne pas les suivre.

Aaahhh, le marketing du voyage… Toute une science. Pas une science exacte, loin s’en faut ! D’ailleurs, encore faudrait-il que le marketing soit une science exacte…

Quelle sera la prochaine destination à la mode ? Quel sera le type de voyage que les clients plébisciteront ? L’écolo-responsable ? Le tout inclus pas cher ? L’aventuro-scientifico-confort ? Tous les acteurs du tourisme se doivent de suivre au plus près les tendances, bien sûr, question de survie.

Un conseiller en organisation de voyage efficace (un exemple pris au hasard : Le Monde est mon Village !), se doit aussi de connaître ces tendances… Pour surtout ne pas les suivre !

Ce qui compte pour vous aider à organiser votre voyage hors des sentiers battus, ce n’est pas ce qui plaît à tout le monde. C’est ce qui vous plaira à vous. Une porte ouverte enfoncée, me direz-vous. Tout acteur du monde du voyage arguera que c’est ce qu’il vous propose. Ne nous leurrons pas, ce que cherche l’agence de voyage, l’hôtel, le guide local, c’est de faire plaisir au plus grand nombre. La démocratie appliquée au voyage… Certes, tout bon prestataire cherchera à vous faire plaisir, car un client satisfait est un client qui revient, ou qui au moins vous fait de la publicité. Mais l’offre sera bâtie sur une tendance générale, plus ou moins adaptée à vous. C’est une nécessité pour être rentable.

Et bien pas pour moi ! Ce que je vous propose, c’est mon conseil. Je n’ai aucune offre standardisée, aucun circuit négocié qui suivrait une tendance…

Le sur-mesure total n’est possible qu’avec ce type de structure. L’indépendance du conseil et de la réservation du voyage est importante pour moi. C’est pour cette raison que je facture les deux séparément, par exemple (plus de détails ici).

La création du voyage part de vous. Vous conseiller une destination au débotté ? Impossible. Cela dépend de vous. Il existe des milliers de lieux paradisiaques et époustouflants au monde, les raisons de vous envoyer dans un endroit plus qu’un autre ne tiennent pas de l’endroit en question, mais de vous ! Tout le monde n’attend pas les mêmes choses du paradis.

Mais il ne s’agit pas que d’une question de destination… Le déroulement d’un voyage dépend lui aussi de vous. Du voyage « tout inclus » au départ de la porte de chez vous, à la découverte indépendante organisée au jour le jour sur place, tant de découvertes sont possibles !

Tout cela ne signifie pas qu’il soit besoin d’éviter à tout prix ce qui est tendance pour créer votre voyage hors des sentiers battus. Un boutique-hôtel à la déco recherchée où siroter un verre en terrasse devant une plage de cocotiers n’est pas intrinsèquement mauvais ! Le Taj Mahal, la Tour Eiffel, le Machu Picchu, avec leurs hordes de touristes, ne sont pas forcément à rejeter en bloc !

Préparer un voyage hors des sentiers battus, c’est connaître les tendances du voyage, pour décider de ce que l’on en fait. Les suivre, les contourner, les utiliser, les ignorer, les prendre à contre-pied… Un voyage hors des sentiers battus, c’est un voyage qui se joue des tendances… parce que chacun a sa propre conception du voyage hors des sentiers battus.

La photo de la semaine – Sac à main

Plus que 48h en Guyane… De très belles choses dans le département le plus vert de France. Et des animaux à la pelle. Les marais de Kaw, par exemple, sont le domaine du caïman. Ici, un jeune caïman noir de 2 ou 3 ans, et environ 1m50. Bien qu’il ait de nombreux amis aux alentours, ainsi que des copains piranhas, il est tout à fait possible de se baigner, car ces petites bêtes ne sont pas du tout agressives. J’ai testé, je suis encore entier !

Suriname, l’Amazonie hors des sentiers battus.

En vedette

Tout le monde ne visite pas l’Amazonie. En soi, l’Amazonie c’est déjà l’aventure. Mais qui en visite la partie Surinamienne ? Quelques Hollandais, car ce petit pays frontalier du Brésil, de la Guyane française et du Guyana leur a un temps appartenu. Et bien sûr, c’est rassurant de s’enfoncer dans la jungle sauvage et de pouvoir parler sa langue. Quoi que, bien sûr, le hollandais n’est quand même pas parlé par tout le monde. Le contact avec la “civilisation” ne date pour beaucoup de villages isolés que d’une petite génération. Les jeunes parlent donc quasiment tous hollandais, mais les anciens gardent leur dialecte. Les autres touristes, majoritairement, vont au Brésil !

Peu de visiteurs, donc, au Suriname. Et bien tant mieux pour ceux qui y vont ! Contrairement au Brésil qui a bonne presse auprès des touristes, le Suriname est quasiment inconnu. Et pourtant, qui peut faire la différence entre un arbre de la forêt amazonienne brésilienne, et son voisin surinamien ? Entre un animal brésilien ou surinamien (qui a dit “selon la langue qu’il parle” ?)

Alors ? Amazonie brésilienne ou Surinamienne ?

Quelle langue parle ce toucan ?

Aviez-vous déjà entendu parler de Paramaribo ? Ce n’est pourtant pas un petit village, c’est une capitale. 200 000 habitants tout de même. Et c’est une ville très agréable à découvrir, mosaïque culturelle d’amérindiens, de noirs-marrons, de créoles, d’haïtiens, de hollandais, j’en passe et des meilleurs. Une architecture coloniale plutôt bien mise en valeur, et de multiples petites restos et hôtels, de la simple chambre d’hôtes au 4 étoiles.

Une rue de Paramaribo

Cathédrale de Paramaribo

Evidemment, toute sympathique qu’elle est, ce n’est pas pour sa capitale que l’on visite le Suriname. C’est pour sa forêt, qui recouvre 90% de son territoire, et qui fait partie de l’immensité verte de l’Amazonie.

Ceux qui me connaissent savent que j’aime explorer les pays que je visite par moi-même. Mais on ne visite pas la jungle amazonienne comme on visite Notre-Dame de Paris. C’est un territoire hostile, et même si on a souvent tendance à en exagérer les dangers, savoir où aller peut être vital, au sens propre. Un exemple : on peut se baigner dans une eau infestée de Piranhas, car 90% des espèces ne sont pas dangereuses. Je l’ai fait et je ne suis pas plus téméraire qu’un autre. Mais si on ne vous le dit pas, comment être certain que l’endroit que vous avez choisi pour votre baignade n’abrite pas l’espèce qui élira votre petit orteil comme amuse-bouche ?

Des agences de voyage locales ont donc créé des petits lodges dans lesquels vous serez à la fois au coeur de la forêt amazonienne, et en compagne d’un spécialiste de la région, près de villages amérindiens ou marrons.

Village amérindien de Palumeu

Lodge à Palumeu

Les populations impliquées dans ces structures touristiques réussissent à garder leur identité du fait du faible nombre de visiteurs. Palumeu, par exemple, a été choisi par une agence, tout d’abord parce qu’elle possède une piste d’atterrissage, construite à la fin de la seconde guerre mondiale. Grâce à cette piste, les amérindiens de 3 ethnies se sont groupés dans un village pour pouvoir profiter de l’accès à la capitale, tout en gardant un mode de vie très traditionnel.

Fait amusant : dans les villages “pollués” par le tourisme, les habitants revêtent en général leurs habits traditionnels uniquement à l’arrivée des touristes. A Palumeu, les Amérindiens, qui vivent torse nu (femmes comprises), mettent un T-shirt car ils se sentent gênés en recevant des visiteurs ! Pas question, dès lors, de lâcher les quelques touristes armés de leur appareil photo à toute heure du jour. On prend rendez-vous, et on est un invité, pas un touriste. Une belle façon de faire découvrir la vie des ethnies du coin tout en respectant leur intimité.

Quelques anciens n’ont pas cédé à la mode du T-shirt, touristes ou pas !

Maman, les invités sont là !

Vous faut-il une dernière raison pour visiter le Suriname, en plus de sa capitale dynamique, de sa nature riche et diversifiée préservée du tourisme, et de ses populations aux traditions fortes ? Dans ce cas, venez, ne serait-ce que pour goûter la bière locale, la Parbobier ! Vous m’en direz des nouvelles !

Une bière bien fraîche sur la Suriname River…

La photo de la semaine – Au vert

Comme sa voisine la Guyane, le Suriname est couvert sur 90% de sa superficie par la forêt amazonienne. Et pour rejoindre Palumeu, village amérindien du sud du pays, il n’y a que l’avion. Pas un A380… Un petit 12 places, qui a l’avantage de ne pas voler trop haut et donc de permettre de profiter encore mieux de la vue.

La photo de la semaine – Un nouveau président ?

Je vous annonce que certains Français se moquent éperdument du nom du nouveau président. C’est le cas de ce paresseux, niché tranquillement au sommet d’un arbre sur le Maroni. La Guyane a voté samedi, le clan Hollande a fait la fête hier dès 15h… Mais Monsieur le Paresseux n’en a cure…
Au passage, mille excuses, cette photo n’est esthétiquement pas formidable, mais le sujet valait cet écart…

La photo de la semaine – Un 1er mai en Guyane

Le 1er mai, c’est la fête du travail. À Cayenne aussi, bien sûr. Mais ici, pas de défilé, pas de grand rassemblement, pas de discours politique… Le 1er mai, c’est la fête du travail. Donc on ne travaille pas, point. La ville passe d’une ambiance tranquille tranquille à… morte morte. J’en veux pour preuve la foule qui se presse dans les rues ! Ah, et c’est aussi la saison des pluies, comme le montre ce ciel menaçant… Depuis mon arrivée il y a 2 jours, le ciel a cependant été clément, me proposant une saison des pluies “sur-mesure” : il pleut quand je suis à l’intérieur, il fait beau quand je suis dehors. Parfait.

La photo de la semaine – Défilé surprise

Les plus belles expériences sont souvent celles que l’on n’attendait pas. Urubamba, petite ville des environs de Cuzco, au Pérou, est mentionnée dans plusieurs guides de voyages comme “sans intérêt”. Le genre de commentaire qui me donne envie d’aller voir par moi-même… Parfois, l’endroit est vraiment sans intérêt. Mais c’était loin d’être le cas d’Urubamba. D’abord, la ville est plutôt jolie avec ses rues pavées. Mais surtout, si vous avez la chance d’y passer le lundi de Pentecôte (le 28 mai en 2012), vous pourrez assister à un incroyable défilé, qui du coup n’attire aucun touriste, mais tous les villages du coin. L’occasion aussi d’engager la conversation avec les spectateurs qui ne manqueront pas de vous demander avec une curiosité amusée ce que vous faites ici !
Il est encore temps d’y organiser un voyage… si vous ne traînez pas !

La photo de la semaine – chaussettes noires

Certes, la photo de cette semaine ne vous révèle pas les splendeurs des paysages de la Croatie… dont une petite recherche sur Internet vous donnera un avant goût ! Mais peut-être comme moi en ressentirez-vous l’ambiance de vieilles pierres mêlées de douceur de la vie quotidienne. La Croatie possède une histoire récente chargée, mais ses plages aux eaux transparentes et ses paysages et villes de toute beauté (ici à Split) véhiculent une atmosphère de détente… À savourer cet été !

New-York, un voyage en photos

Tant de choses à voir à New-York, tant de monuments, musées, lieux mythiques… Et pourtant la plus agréable manière de visiter New-York est sans doute de se laisser porter par l’atmosphère électrique de cette ville pareille à nulle autre au monde. Se balader, observer, parcourir la ville comme lieu de vie plus que comme attraction touristique.
Une de ces villes dans le monde qui vous arrache des wahou admiratifs à chaque coin de rue, et vous procure la vague sensation de vivre dans un film.

Voici quelques photos d’un week-end de Pâques dans la grosse pomme sous un soleil radieux.

5 photos de montagnes. Mais quelles montagnes ?

Pour les vacances, certains rêvent de plage… D’autres de villages indigènes au fin fond de la jungle. Aujourd’hui, c’est aux amoureux des montagnes que je m’adresse en premier. À ceux qui pensent montagnes, qui rêvent montagnes, qui vivent montagnes… mais je cherche aussi à convaincre les autres ! Car y a-t-il plus beau qu’un paysage de montagne ?
En voici 5 qui m’ont presque mis la larme à l’oeil. C’est beau en photo, mais c’est encore mieux sur place, bien sûr. On n’est pas devant le paysage, on est dans le paysage.

Je fais appel à votre côté joueur : qui saura me donner en commentaire les 5 noms de ces montagnes (ou en tout cas le pays et le massif ou parc dans lequel la photo a été prise ?). Quelques indices sous les photos… Le premier étant, bien sûr, que j’y suis allé…

Photo 1
Indice : À près de 8 000 m, c’est le second sous-sommet d’un groupe de montagnes dont un trek parmi les plus populaires au monde fait le tour en une quinzaine de jours.

Photo 2
Indice : Je parle l’espagnol et j’ai donné mon nom à un parc parmi les plus beaux du monde.

Photo 3
Indice : il est sur l’image, mais peut aussi vous induire en erreur…

Photo 4
Indice : Là aussi, un bel indice est sur la photo, et je ne vous en dis pas plus, car si je parle records, vous trouverez tout de suite.

Photo 5
Indice : C’est un volcan. Ce n’est pas suffisant pour trouver ? Très bien, alors disons qu’il tousse en espagnol, et occupe une position centrale dans les destinations que je propose…